CLIMAT ANTI-SPIRITUEL :
CIEL NOIR DU MAL
QUI RÈGNE DANS LE MONDE
D'AUJOURD'HUI
« L'énergie christique
n'attend que nous
pour se déployer
dans ce monde de souffrance »
— Umberto Molinaro
auteur « Des cercles dans la nuit »

Analyse de Michel Cloutier
Journal Québec Presse
MONTRÉAL, QUÉBEC — « Il est plus que temps que les énergies spirituelles circulent librement », signale sagement le chercheur français Umberto Molinaro, dont le livre-culte Des cercles dans la nuit (http://cerclesdanslanuit.free.fr) sur le phénomène des cercles dans les champs (crop circle), devient un voyage initiatique au pays de ces agroglyphes de la vieille Angleterre.
Voilà qu'au firmament des phénomènes, ce déficit spirituel de nos sociétés est remarqué par Umberto Molinaro. Estimant que les figures géométriques tracées avant les récoltes par on ne sait qui, sont « des signes d'éveil », ce chercheur rappelle qu'en France, nombreux sont les lieux « comme Carnac qui rayonnent d'une puissante énergique tellurique ».
Toutefois, les grilles métalliques encerclant ces lieux vitaux, amoindrissent le niveau vibratoire. Ce qui affecte tout ressourcement humain. Contrairement à l'Angleterre où il n'est pas interdit de toucher librement les objets. « Il n'est pas interdit d'entourer de ses bras une pierre levée », de noter M. Molinaro, dans un article paru dans la revue française L'Initiation, et la revue québécoise L'Essentiel, du mois de juin 2007.
Ainsi donc, le chercheur français constate que « ce fait est révélateur du climat profondément anti-spirituel qui règne en France. » Allons plus loin en ajoutant que, dans une grande mesure, ce climat prévaut également dans le monde. Tel un ciel noir du mal en évolution, ce climat s'explique par le matérialisme d'une liberté fautive sans morale et sans péché... une liberté à la dérive qui ne loge nulle part mais qui arrive tout de même à la croisées des chemins. C'est-à-dire au carrefour du bien et du mal. C'est à tomber dans une sorte de fatalisme moral bien intentionné, espérons-le, à faire honneur au devenir humain. Et retrouver l'alternative morale : « aimons-nous les uns les autres. »
À LA CROISÉE DES CHEMINS
L'homme est-il sur le point de devoir choisir entre le bien et le mal ? La géométrie sacrée qui s'étale d'une figure à l'autre dans les champs de blé, semble offrir des motifs bienveillants, sans la moindre méprise. C'est même un plaisir des yeux, une beauté esthétique fabuleuse parfois, au gré des dessins fort élaborés. Ces forces inconnues nous veulent-elles sciemment le bien ? Ou se font-elles prophètes de malheur en annonçant la destruction de la terre ?
Certes, le commun des mortels n'aura aucune peine à s'étonner devant tant de prouesses technologiques effectuées (devant témoins) dans la plénitude nocturne des micro-ondes en forme de petites boules lumineuses qui survolent et « tricotent » les champs... l'espace de quelques secondes. Des mains ouvrières venues d'ailleurs. Spectacle inouï.
Quant au message qui s'ensuit pour l'humanité, d'autres spécialistes renommés tombent dans les nuances, les paradoxes, les déchirements d'idées et l'ambivalence au regard de la « foi ». Aucun accord tacite, l'aubaine providentielle recherchée !
Au régime de la culture obligatoire, nos savants de cette terre ne prennent pas plaisir à s'écouter les uns les autres. Chacun semble prêcher pour son école de pensée. La qualité morale de leurs intentions s'en trouve affectée. Et les journalistes intéressés prendront parfois plaisir à les confronter sur les ondes et dans les journaux. Une entreprise de presse tournée vers le sensationnalisme. Et ce, sans pour autant redonner vie au phénomène dans sa juste perspective, et pleinement à la une des magazines.
LA FLEUR DE VIE — OU FLEUR DE LA VIE Photo Umberto Molinaro
En Belgique à la mi-juin 2007, apparaissait « la fleur de vie » en
plein champ de bataille, celui de Waterloo à renverser Napoléon. Le secret de toute forme de vie sur terre et dans cet univers s'y cache, selon Umberto Molinaro.
Puisque l'inconnu fait généralement peur, c'est de bonne foi que les chercheurs (sérieux et honnêtes) s'autorisent une interprétation du phénomène des cercles dans les champs de céréales. Et voilà qu'au fil des ans, entrent en scène, à la fois la clairvoyance psychologique et la croyance spirituelle depuis les adeptes de Jésus en passant par bien d'autres « Maîtres » spirituels à l'état pur, du moins aussi purs (se disent-ils par l'entremise de médiums) que Jésus lui-même dans sa divinité.
AU COEUR DU MYSTÈRE
Nous voici expressément plongés au coeur du mystère. Car rien ne manque à l'information puisque les chercheurs du monde entier s'y rendent, à la limite, et de corps et d'esprit, en expérimentant soigneusement « l'intérieur », c'est-à-dire l'espace interne des figures tracées. Ayant résolument les pieds bien foulés au coeur du mystère, ils incarnent diverses facettes de la science humaine.
Et cette science, la voilà au rendez-vous. Et quel rendez-vous ! Imaginez, avec une goutte de divin dans les veines pour les « spirituels » dont la Vérité coule de source, étant branchés sur les prophéties religieuses dans l'heureuse plénitude de leur épanouissement en interpellant l'amour, l'amour du prochain pour en sculpter les formes divines qui doivent advenir dans une nouvelle « Société de l'amour ». Rien de moins.
Et ces autres chercheurs spécialistes qui vont attacher autant de prix à cette géométrie sacrée. Mais ils risquent la querelle verbale et les protestations écrites de leurs rivaux, les « spirituels », s'ils n'y voient qu'une machination terrestre expérimentale. Ils se feront traiter de mauvaise foi et d'imposteurs dont l'intention méchante sera la désinformation. Ni plus ni moins. Devenus des travestis déroutants, ils s'incriminent d'une liberté de presse volontairement fautive. Et pourquoi ? Dans quel intérêt ? Occupant des postes stratégiques dans nos gouvernements, ils sont appelés à condamner en bloc toute forme d'explication pouvant compromettre la sécurité d'État. Les « crop circles » sont donc marqués au fer rouge du secret d'État. C'est l'heure du régime militaire; régime qui dégage « sa vérité », une vérité toute arrangée convertie aux intérêts de l'État.
Encore plus troublant est devenu le « complexe militaire industriel américain ». Cette montée en puissance qui échappe aux politiciens a déjà été dénoncée par le président Eisenhower dans son discours d'adieux du 17 janvier 1961.
N'empêche que dans les recoins inquiétants très secrets des officines gouvernementales, les arrières-pensées courent vite. « Il y a un message venant d'ailleurs pour l'humanité dans cette évolution de figures », de confier un physicien au Journal Québec Presse.
« ON NE TOUCHE PAS LE FOND DE RIEN, ICI » — Un physicien québécois
« On ne touche pas le fond de rien ici. On peut sonder, évaluer ces dessins qui nous renvoient tous à d'autres formes géométriques fantastiques », poursuit le scientifique de trente ans, un Québécois entré en communication avec notre rédaction pour faire le point.
En fait, ce physicien se dit troublé. À son avis, le noyau de ces manifestations mystérieuses n'est pas impénétrable. « C'est aussi tragique que l'énergie nucléaire que nous exploitons à l'état constant. Il faut se tourner vers l'énergie de l'eau. Mais les intérêts financiers sont plus forts. La rotation de la terre en est affectée. Trop de pollution ! Trop de pollution ! Vous entendez ! Sur votre site, le chercheur Molarino a raison. Sa piste est porteuse de messages contre les désordres humains... »
LES PISTES À RETENIR : les « crop circles » porteurs de destin
Quant aux pistes à retenir, aucune d'entre-elles ne semble s'éteindre, qu'elles soient d'ordre spirituel ou matériel. Les deux semblent laisser des traces au gré des chercheurs qui accumulent des signes pour capitaliser leur option... parfois très personnelle. D'où la périphérie du destin humain dans la manière d'accoupler ces options sans que la conscience se disloque à les cotoyer. L'unanimité n'est donc pas (encore) au rendez-vous.
Or, certains chercheurs de par le monde, collaborent à entrevoir le destin humain depuis ces « crop circles ». Ce qui vient consacrer le sort humain dans cette initiative géniale d'une géométrie sacrée ratifiant notre destin terrestre. Et plus encore, dans un retentissement propre qui fait destin, car vraiment, les « crop circles » sont porteurs de destin ! Ce n'est guère un vieil air connu, c'est d'actualité et dans l'actualité.
Ainsi, les agroglyphes « volent » à notre secours. À cela, une question métaphysique se pose : la signification interne des axiomes éternels de la géométrie, semble-t-elle des faux-pas des pensées hummaines ? Bien au contraire : l'humanité semble à l'heure du choix existentiel et spirituel. Et pour atteindre sa pleine dignité, l'humanité a cet élément inédit, à cette minute même : la promotion des figures géométriques qui sugissent d'un champ de blé à l'autre... comme des cadeaux désirables, capables d'approfondir et de nous déranger à l'envi de contribuer à l'évolution personnelle et collective de l'humanité.
Même si les figures remontent au moyen-âge, elles donnent prise sur notre destin collectif actuel comme une lourde hérédité. N'en déplaise à la sécurité d'État de nos ouvernements.
LA DIMENSION CHRÉTIENNE
L'esprit catholique, soufflé par l'Esprit-Saint de Dieu, se heurte dès l'approche du visage de l'entité inhumaine et de son disque encodé de type « CD » de nos ordinateurs. Cet étrange visage à l'oeil démesuré, serait-il la tentation diabolique par excellence pour envoûter spécialement les non-croyants en Dieu ? Pareil visage sans âme semble abominablement métallisé. Sommes-nous en présence d'une charité morte, alors que l'Homme est à l'image vivante de Dieu, du Dieu-Charité-miséricordieux; l'homme étant créé par le Dieu de Jésus-Christ de Nazareth, mort et ressuscité pour sauver l'Humanité du diable.
Rien de tel chez cette entité, rien d'humain ni même d'un bon premier mouvement de charité. Tout semble étranger à la foi chrétienne. Si le message décodé du disque en question signale que les autorités terriennes trompent le peuple terrien (en cachant le danger nucléaire qui guette la terre par exemple) :
— Ce visage aurait-il alors un élan de générosité envers la race humaine ?
— Est-il capable d'une impulsion miséricordieuse ?
— Est-il capable d'un discours sur les passions de l'amour du prochain ?
— A-t-il une inclinaison pure et simple et pacifique vers la condition humaine ?
— Ou cache-t-il une contrainte violente en s'actualisant ainsi, l'oeil menaçant dans un champ de blé ?
Autant de pieuses questions qui dégénèrent en autant de morceaux d'éloquence. Nous sommes en présence de deux tentations fondamentales : la tentation méritoire et la tentation diabolique. Franchement, nos questions se réduisent à cet aspect.
À son égard, nous ne manifestons rien d'échevelé. Voilà. Si nous sommes en présence d'une « tentation méritoire » de cette entité, le tracé de sa présence ne sera pas une mauvaise initiative. Son visage, malgré qu'il soit sans frénésie aucune, marquera dans le blé le tout premier élan de ferveur d'un « être » à notre endroit. Aucun instant fugitif dans ce regard : tout est retentissant de symboles. Est-ce le commencement d'une vie et d'une âme vers la vertu d'un message cosmique ?
Par ailleurs, si nous sommes en présence d'une « tentation diabolique », ce visage va s'aggraver, s'alourdir et s'accentuer à même ses yeux démesurés... et à une vitesse croissante, celle de son message codé sur le disque. Sa présence va déclencher une suite éruptive de mots à grand renfort de symboles mis en alerte : « Votre terre est menacée ! Vos gouvernants vous trompent ! Les citoyens doivent savoir ..! » semble-t-il dire.
En fait, c'est la bonne recette mystique pour faire saisir l'amplification d'un mal social généralisé sur terre, où justement le mal est le passage obligé (et très souffrant ) pour entrer dans l'aube d'une ère nouvelle, celle de l'Amour dans une société plus juste.
Mais où se situe la « tentation diabolique » dans ce tableau ? C'est la présence même de cette entité qui fait problème. N'étant pas devant la présence d'un ange du Ciel avec les paroles sacrées de l'Amour, nous subisson dès le premier instant, la laideur de l'entité. La beauté céleste est absente de ses traits primitifs qui laissent croire et conduisent à une «entité biologique». Comme la laideur désenchante toujours, nous tombons dans une profonde déception.
Malgré tout, cet intrus quasi cosmique (qui sait ?), vient rallier bien des chercheurs en imposant une morale à son message paru débroussaillé par les experts. « La terre est en danger ! », avise-t-il pour ensuite nous capter et nous enliser dans son « moi » métallique. Voilà le fascinant piège. C'est à se payer le prix élevé d'un « moi inconnu » qui séduit tant bien que mal la race humaine en veillant à ce que la conscience humaine puisse graviter autour de lui. Mais que sont au juste les entrailles de ce monstre ? Son « moi », paru bien supérieur au « moi humain », avale tout sur son passage. Heureusement, le noble navire du christianisme est une grâce miraculeuse qui échappe à cette puissance étrangère.
La dimension chrétienne, dans sa propre nature, intègre l'être, l'espèce humaine en somme. Une dimension qui fait honneur à la nature et à son Créateur à même le corps mystique du Christ. Puisque la foi est un don de Dieu, elle n'est pas un vertige surnaturel comme l'est carrément l'entité des cercles de blé. La foi loge ailleurs dans la charité chrétienne, mais avant tout dans l'éclat intérieur et plein de beauté de tout être humain qui s'en remet entièrement au Créateur de la vie. La paix de l'âme devient un « Sanctus ».
ET LA VEINE EXTRATERRESTRE ?
À SUIVRE
Michel Cloutier est journaliste d'enquête, écrivain et historien du Québec,
cet État-nation francophone d'Amérique aux huit millions d'habitants.